Mon enquête récente sur le savon de Marseille et d’Alep m’a amené à poser tout un tas de questions concernant les produits cosmétiques que j’utilisais personnellement au quotidien. Je me suis rapidement rendu compte de l’ampleur des dégâts qu’engendraient les cosmétiques industriels de piètre qualité. Si certains sont néfastes pour l’environnement, on imagine à peine les conséquences à long terme sur notre peau. Peu recommandables, allergéniques voir toxiques, comment bien s’y retrouver et à qui faire confiance ?

Tout comme pour mon alimentation, une prise de conscience est née et j’ai eu envie de partager avec vous mes découvertes (parfois scandaleuses, comme c’est le cas de mon enquête sur le savon de Marseille), mais surtout pleines d’espoir car finalement, j’ai trouvé du sens et des explications bien concrètes sur le sujet grâce à terAter.

Dans cet article rédigé en collaboration avec la marque Suisse, je vous explique pourquoi il est important d’opter pour des produits de qualité et surtout comment les reconnaître. Vous verrez que ce n’est pas si simple que ça, car encore une fois, le packaging est souvent bien trompeur et tout est bon pour troubler le consommateur… Zoom sur les savons éthiques, biologiques et responsables :

Savon écologique saponifié à froid

Côté douche, j’ai remplacé toutes mes bouteilles de savon liquide et mes savons fantaisie par un savon d’Alep BIO 40% saponifié à froid. Il nourrit ma peau et convient parfaitement pour mes petites irritations (style eczéma)…

Côté cuisine, j’ai opté pour un savon liquide BIO à base d’huile d’olive, de coco et de romarin. Il a la particularité de bien atténuer les odeurs d’oignon et d’ail qui ont tendances à persister sur les mains même après rinçage.

Pourquoi et surtout quels sont les avantages d’opter pour un savon saponifié à froid ?

  • Du fait qu’on ne chauffe pas les huiles, toutes les propriétés de celles-ci sont conservées. Les vitamines et autres omégas sont toujours présentes dans le savon après saponification. De plus la Glycérine y est encore présente, contrairement au procédé à chaud qui l’élimine. La Glycérine est l’atout majeur de la saponification à froid. La glycérine apporte hydratation et douceur.
  • De plus, par le surgraissage en huiles précieuses et l’ajout en addition (après saponification) de miel, plantes , argiles et autres ;  le savon à froid est un véritable soin dermatologique.
  • On choisit un savon saponifié à froid également pour le bien de la planète. De par son process, le savon à froid est écologique puisqu’on utilise très peu de ressources en eau et en chaleur de chauffe pour le procédé.

savon d'Alep BIO

L’huile de coco et huile de coprah : quelle différence pour nos cosmétiques ?

Il existe 2 types de coco : Le coco vierge ou de 1ère pression à froid, non raffiné. La mention est toujours « bio-1ère Pression à froid » Dans la mention Bio Ecocert c’est le seul admis. terAter n’utilise que ce type de coco.

Et le coco raffiné : le fameux coprah. Le Coprah est du coco qu’on laisse sécher au soleil, qu’on déshydrate plusieurs jours avant de le chauffer et de le presser à chaud afin d’en tirer un maximum de matière grasse. Certains n’hésitent pas à utiliser des solvants pour augmenter le rendement. 

Les conditions de travail pour les personnes qui raffine du coco sont dans certain cas intolérables. On y voit de très jeunes hommes exploités à tourner les morceaux de coprah chauffés sur des grills de plusieurs m2, respirant des émanations sans masques ni équipements de sécurité. En bref dans des conditions inhumaines !

Le dressage et l’exploitation de singe pour la cueillette des noix de coco est le nouveau scandale qui vient noircir le tableau du coprah. En effet beaucoup de singes sont maltraités et surexploités pour augmenter les rendements de cette huile…

Aucuns label Bio n’admet l’exploitation d’animaux pour la culture d’aucune matière première.

 

Label COSMOS : quelle garantie ?

Il existe plusieurs labels pour les produits BIO, voici un petit résumé expliqué par terAter :

En préambule, il faut préciser qu’en qualité « Bio » un huile doit impérativement être de 1ère pression à froid (Sauf très peu d’exceptions à chaud).

Et le raffinage, si cette huile devait en subir ne peut être que mécanique.

Ce qui veut dire que toute action visant à presser, raffiner ou désodoriser une huile ne peut se faire que naturellement. Sans chauffage et sans solvant, alcool ou autres traitements chimiques et/ou de synthèses.

Il existe plusieurs types de label Bio en cosmétique. Le label COSMOS (COSMetics Organic Standard) est l’aboutissement de la coopération des 5 certificateurs cosmétiques Européens.

Le label Cosmos, délivré par Ecocert est tout d’abord un gage de qualité. Non seulement une garantie de traçabilité pour le consommateur, mais aussi une garantie de bonne pratique de fabrication. Je m’explique : Lorsqu’on décide de produire « Bio », il faut savoir que ce n’est pas uniquement l’utilisation de produits/matières premières Bio qui fera du produit fini un produit « Bio ». Le Bio c’est plus que cela. Le Bio c’est l’association du sourcing, des bonnes pratiques de fabrication, des produits de nettoyage, des recyclages des déchets, des modes de stockages, des modes de transports… C’est toute la chaîne qui doit obéir à un cahier des charges très précis.

 

Il existe beaucoup de producteur qui s’auto labellisent par le simple fait d’utilisation de matière première Bio. Ceci est d’abord interdit par la loi, ensuite ils n’apportent aucune garantie extérieure sur leur bonne pratique de fabrication. À quoi bon faire du bio si on utilise des détergents sulfatés qu’on balancera à l’égout pour nettoyer le matériel ou les locaux ?

Bien choisir ses cosmétiques au quotidien

Les meilleurs gestes à adopter pour choisir ses cosmétiques sont exactement les mêmes que pour l’alimentation. C’est-à-dire : Simplicité, minimalisme et plaisir.

Toujours choisir en priorité des produits aux recettes simples et Bio. Plus une liste d’ingrédients est longue et intraductible, et plus il faudra s’en éloigner. Optez pour des formulations simples, sans pétrochimie, ni industrie.

Tout comme pour l’alimentation : on peut choisir des produits artisanaux et privilégier les circuits courts.

cosmétique Suisse bio

Un grand merci à Majid Boukamel, pour votre temps et le partage des informations de cet article.

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